Il y a quelque chose d’immédiatement réjouissant dans la musique d’Olivier Marguerit. O, puisque c’est là son nom de scène, survient sans grand bruit avec un deuxième album magnifique : À Terre ! est histoire de mouvement, de voyage et de mélodies imparables. Une réaction à un premier disque plus contemplatif, cérébral et étiré. Il a voulu, dit-il « revenir à quelque chose de plus académique« , une musique plus « directe« .

Dans sa bulle de créateur reconnu, jadis au service de Syd Matters, l’un de ses groupes de formation, Olivier Marguerit n’a qu’un souhait, et une belle réussite : faire de la pop, dans toutes ses matières. Il cite Daniel Balavoine et William Sheller comme des artisans pop d’une musique à l’anglo-saxonne qui place la mélodie avant tout, à la recherche d’une « efficacité harmonique et mélodique » dont les saints patrons seraient, évidemment, les Beatles.

Musicien apprécié de ses pairs, musicologue reconnu, on le croise souvent à toutes sortes de concerts. Il voudrait, avec ce nouvel album, lancer une tournée plus animale, franche et énervée car aujourd’hui ce qu’il voit – une sorte de solitude du chanteur sur scène – l’ennuie souvent.